Baobab de Grandidier ou Adansonia grandidieri

Le Baobab de Grandidier’s alias Adansonia grandidieri est endémique du sud-ouest de Madagascar, dans une zone qui commence juste au nord de Morondava et finit juste au nord de Morombe. On le connait plus particulièrement grace a l’avenue des Baobabs.

  Adansonia grandidieri est localement nommé “renala” ou “reniala”, ce qui signifie “mère de la forêt” ; c’est le baobab le plus estimé et le plus couramment exploité de tous les baobabs malgaches. La pulpe du fruit et les graines se consomment fraîches. Une huile de cuisson est extraite des graines, et dans certains villages voisins de Morondava, on donne les fruits à manger aux chèvres, qui digèrent la pulpe mais excrètent les graines intactes.

C’est ensuite qu’on les utilise pour l’extraction de l’huile. Avec l’écorce fibreuse et épaisse (jusqu’à 15 cm d’épaisseur), on confectionne une corde utilisée particulièrement pour les canoës. Le bois spongieux et fibreux non séché est parfois donné en nourriture aux bovins pendant les périodes de sécheresse ; autrefois, on utilisait des plaques de bois séchées comme matériau de couverture. Le bois des arbres morts sert de substrat à un champignon comestible. D’apparence spectaculaire, ces arbres jouent un rôle dans le folklore et la religion de la région.

 

 

Production et commerce international  

  Il n’existe pas de commerce international de l’huile extraite d’Adansonia grandidieri, mais elle est de bonne qualité et il a été envisagé de l’exporter. A la fin du XIXe siècle et au début du XXe, les graines étaient exportées en France, à Marseille, pour l’extraction de l’huile de cuisson, mais l’approvisionnement faible et irrégulier était un obstacle à la poursuite de sa commercialisation. A cette époque, les fruits étaient exportés en Angleterre pour en faire de petites galettes séchées pour le thé.

 

La teneur en huile des graines est de 36–39%. La composition de l’huile en acides gras est : acide palmitique 38%, acide stéarique 4%, acide oléique 23% et acide linoléique 16%. L’huile contient également des acides gras rares : acide malvalique 7%, acide sterculique 8% et acide dihydrosterculique 2%.

Propriétés  du baobab de Grandidier

Arbre caducifolié de taille moyenne, inerme, atteignant 25 m de haut .

Son tronc est un fût massif, cylindrique pouvant atteindre 3 m de diamètre .

L’écorce extérieure lisse, gris rougeâtre, écorce interne épaisse, à fibres dures .

La  cime est aplatie et branches sont réparties régulièrement, principalement de maniere horizontales.

Les feuilles sont disposées en spirale, composées palmées, à (6–)9–11 folioles.

Les fleurs solitaires à l’aisselle des feuilles à l’extrémité des rameaux, bisexuées, régulières, 5-mères, grandes, voyantes et odorantes.

Le bouton floral érigé, ovoïde, brun foncé ; pédicelle atteignant 1,5 cm de long et 1 cm de diamètre, à poils brun foncé, articulé

Le  Fruit est une grosse baie oblongue ovoïde à presque globuleuse, à fragile paroi de 2,5–4 mm d’épaisseur, à poils brun rougeâtre, contenant de nombreuses graines.

Les Graines réniformes, de 12–14 mm × 10–12 mm × 9–10 mm.

Description du baobab de Grandidier

Données botaniques  des baobabs

  Le genre Adansonia comprend 8 espèces, dont 6 sont endémiques de Madagascar. Une espèce est présente sur le continent africain et a été introduite à Madagascar, et 1 est endémique de l’Australie. 

Adansonia grandidieri est classé dans la section Brevitubae avec son plus proche cousin Adansonia suarezensis H.Perrier, espèce en danger de l’extrême nord de Madagascar. Les graines de cette dernière espèce sont également riches en huile, on en consomme les fruits et les graines, et l’infusion d’écorce se prend pour traiter le diabète. 

Les caractéristiques propres à Adansonia grandidieri sont ses feuilles bleu-vert et densément pubescentes à poils étoilés ainsi que son bouton floral brun foncé.

Croissance et développement du baobab de Grandidier

 

  Compte tenu de son milieu naturel sec, la croissance initiale d’Adansonia grandidieri est rapide ; il peut atteindre 2 m de hauteur en 2 ans, et 12–15 m avec un fût de 60 cm de diamètre en 12 ans. 

Il produit de nouvelles feuilles au tout début de la saison des pluies et utilise les réserves d’eau du tronc pour assurer la croissance de ces nouvelles feuilles et la transpiration cuticulaire, mais les stomates restent fermés jusqu’à ce que les racines soient en mesure de fournir de l’eau en quantité suffisante. 

Il est en feuilles pendant toute la saison des pluies, d’octobre à mai.

Il fleurit en mai–août et ses fruits mûrissent à la fin de la saison sèche, en novembre–décembre. 

Les fleurs apparaissent à l’extrémité des rameaux dépourvus de feuilles. Elles s’ouvrent vers le crépuscule et l’anthèse prend 15 minutes. Le tube ouvert du calice en forme de coupe peut accumuler environ 2 ml de nectar, et les fleurs sont souvent butinées par les chauves-souris frugivores et les phaners à fourche (des lémuriens), probablement responsables de la pollinisation.

 

 

Ecologie  

  Adansonia grandidieri est amplement présent dans les forêts décidues sèches de basse altitude, où il est commun près des trous d’eau et des rivières. La plupart des arbres adultes se trouvent aujourd’hui sur les terres agricoles dégradées.

 

Multiplication et plantation  du baobab de Grandidier

  La multiplication s’effectue facilement par graines. Une graine pèse environ 1,4 g.

Récolte  des fruits du baobab de Grandidier

Les fruits se ramassent au sol ou bien on va les cueillir dans l’arbre à l’aide de marches faites de morceaux de bois fichés dans le tronc avec un marteau. Pour obtenir l’écorce destinée aux cordages, on la découpe sur environ 2 mètres de haut à partir du sol. La cicatrice demeure mais de la nouvelle écorce se régénère sur les parties endommagées.

Dans certaines régions, la plupart des arbres présentent ces cicatrices.

Pour obtenir le bois utilisé en couverture, on abat les arbres et on détache des plaques de bois fibreux du tronc. Après séchage au soleil, ces plaques sont vendues sur les marchés locaux.

 

Ressources génétiques et sélection  du baobab de Grandidier

 

  Adansonia grandidieri est présent en populations réduites et dispersées. 

Il est menacé par la perte d’une partie importante des arbres adultes (20% ou plus), une régénération médiocre et la pression continue exercée par l’homme. 

Les arbres se trouvent surtout dans les forêts dégradées et sur les terres agricoles dégradées. Dans certains endroits, où les individus les plus grands et les plus sains ont été récoltés, on assiste à un déclin génétique ou une perte de vigueur de la population.

 Les incendies, la prédation dont les graines font l’objet, les cultures agricoles et la concurrence des adventices contribuent à une régénération médiocre. De plus, les incursions d’espèces envahissantes et des changements intervenant dans la dynamique des espèces indigènes affectent l’écologie des peuplements.

 L’UICN a mené une évaluation d’Adansonia grandidieri en 1998 et l’a mis dans la catégorie “en danger” dans la liste rouge des espèces menacées, ce qui indique qu’il est confronté à un risque élevé d’extinction dans la nature dans un avenir proche. Ses taux de déclin en répartition et en occupation pendant les dix dernières années sont de l’ordre de 50%.

 

 

Perspectives  d’avenir pour le baobab de Grandidier

 

  Etant donné le statut d’espèce en danger d’Adansonia grandidieri, il est nécessaire d’explorer les possibilités de le produire en plantations comme nous comptons le faire avec BFM. 

Bibliographie

Pascal Danthu : « Les baobabs, ces arbres magnifiques qui ne laissent pas indifférents

 

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